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Tous ensemble contre le chômage dans l’automobile !

lundi 24 novembre 2008, par Solidaires industrie

La crise et les patrons.

Les patrons de l’automobile se servent de la crise du capitalisme pour aggraver nos conditions de vie et d’existence. Le fiasco du système économique, la bride laissée aux « traders fous » au nom de la liberté absolue du profit maximum a généré la plus grande crise économique depuis celle de 1929. La conséquence concrète c’est la récession économique immédiate et le développement du chômage.

C’est le secteur automobile qui est touché parmi les premiers (avec le bâtiment). Aux USA l’action GM a perdu 80% de sa valeur, le gouvernement US a déjà injecté 24 milliards de $ pour soutenir les 3 grands constructeurs (GM/Ford/Chrysler). Ca ne suffit pas ! Et le premier entretien entre Obama er Busch concerne le soutien à l’industrie automobile US. GM, Chrysler et Ford ont demandé le reversement de 25 milliards de dollars supplémentaires. En attendant, conséquences directes en France l’usine GM de Strasbourg et l’usine Ford de Bordeaux sont directement menacées de fermeture.
Pendant que Renault et PSA continuent à se développer à l’international (Chine, Inde, Russie, Maghreb) les usines, en France, connaissent le chômage technique camouflé avec la prise de jours sur les compteurs temps. Des milliers d’intérimaires ont déjà été licenciés. PSA annonce 3.550 suppressions d’emplois.

L’annualisation du temps de travail ne suffit plus, partout les DRH proposent des accords pluriannuels pour prélever nos congés en compensation du chômage imposé (en fin d’année quasiment partout). Certains accords prévoient la prise de jours jusqu’en 2011, certains autres, illégaux (!) font rattraper le chômage les samedi et même les dimanche sans majoration de salaire !

Qu’ils soient signés ou non, ces accords ne dureront qu’un temps, la crise est profonde, le patronat essaie de colmater les brèches au plus pressé mais si les voitures ne se vendent plus, ils mettront les ouvriers en chômage technique à nouveau. Celui ci n’est désormais plus indemnisé qu’à 50%. Déjà l’usine Renault de Sandouville enregistre de fortes baisses de salaires. Ils ont eu 70 jours chômés en 2007 et la prévision est de 100 jours pour 2008. Cela se traduit déjà par des réductions de salaires qui vont de 300 à 500 € selon les qualifications et les compteurs temps. A Blainville, chez Renault Trucks, c’est 90 jours qui sont annoncés pour l’année 2009. Les lignes de montage ne travailleront plus les jeudi et vendredi durant toute l’année et en ayant vidé les intérimaires, la direction demande aux opérateurs de tenir deux postes au lieu d’un !

Riposte ouvrière.

Le 4/10 les travailleurs de Ford et GM ont montré la voie en pénétrant au salon de l’auto. Le 10/10 une manifestation CGT à laquelle les syndicats SUD et SOLIDAIRES INDUSTRIE se sont associés a, à nouveau, envahi le salon de l’auto sur les mots d’ordre
- « Pas d’argent pour les banques, augmentez les salaires »
- « Tous ensemble, interdisons les licenciements ».

Nous étions 4 .000, déterminés à faire entendre la voix de ceux qui produisent les voitures exposées au salon.
Des débrayages ont lieu dans plusieurs usines, car en même temps qu’ils licencient ils augmentent les cadences pour ceux qui restent !
La Direction de Renault Sandouville a assigné en justice 45 ouvriers qui avaient bloqué la production. Elle a perdu !
Une autre bataille juridique est menée par les syndicats chez Renault pour faire annuler devant le Tribunal le plan de suppression de 4.000 suppressions d’emplois en France.
Une manifestation interprofessionnelle a rassemblé le samedi 8 novembre au Havre les ouvriers de Cléon, de Sandouville et, entre autres, les secteurs de la santé (victimes également de suppressions massives d’emplois).

Les milliards servis aux banquiers et aux constructeurs ne doivent pas servir à supprimer nos emplois !

Nous devons lutter pour garder les emplois, pour avoir d’autres véhicules à fabriquer, quels qu’ils soient !

Ceux qui ne doivent pas perdre d’argent, sont ceux qui travaillent, qui construisent des véhicules !

Partout exigeons :

- Maintien de la production et des emplois
- Zéro licenciements
- L’indemnisation à 100% du chômage partiel.
- Arrêt de l’intensification des cadences
- Embauche des intérimaires
- Rétablissement de la CASA et de la préretraite pour les travailleurs en fin de carrière
- 300 € d’augmentation pour tous !

Solidaires Industrie 24/11/2008

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