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Suppressions dʼemplois PSA, M. VARIN doit démissionner maintenant !

jeudi 17 novembre 2011, par Solidaires industrie

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Les annonces de la direction de PSA concernant la possible suppressions de 6000 emplois dans le groupe sont inadmissibles. Les premiers touchés seront les intérimaires, mais aussi lʼensemble des salarié- e-s les plus précaires, les CDD, les sous-traitants, les handicapés, les malades et les salariés âgés. Pour SUD, chaque salarié-e doit pouvoir garder son emploi, et ne pas tomber dans les pièges de la direction qui tente de nous effrayer pour nous faire partir au plus vite : il faut rester là où nous travaillons !

Les responsables de cette situation sont bien sûr les actionnaires et la direction, et plus particulièrement M. VARIN : cʼest pour cette raison que LʼUnion syndicale Solidaires industrie et lʼensemble des syndicats SUD de PSA demandent sa démission, lʼarrêt du plan des suppressions dʼemplois, ainsi quʼune autre politique au sein du groupe PSA. La majorité des salarié-e-s en a marre de cette situation, et le fait savoir depuis des années. Toutes les déclarations syndicales, dans la presse ou ailleurs, si elles ne sont pas suivies dʼactions et de mobilisations sur le terrain ne servent strictement à rien. Cʼest dès maintenant, dans toutes les usines de France mais aussi dʼEurope, quʼil faut organiser la riposte dans lʼunité syndicale la plus large possible : les syndicats qui choisiraient de ne pas se battre, qui préféraient attendre, devront se justifier auprès du personnel le moment venu.

A lʼannonce dʼune telle mesure (10% de suppressions possible dans le groupe), et dans une situation pareille - où le groupe PSA continue de faire des bénéfices, de très bien payer les cadres dirigeants et a bénéficié dʼaides de lʼétat - il est temps de montrer à la direction que nous ne pouvons accepter les choix qui semblent avoir été retenus pour lʼinstant. Les syndicats SUD, conscients de lʼimportance dʼune réaction rapide et forte, sont déterminés à faire plier la direction et obtenir la démission de VARIN. Cʼest à cette condition que nous pourrons, dans le groupe, créer des liens de solidarité dʼune usine à une autre, et améliorer également nos conditions de travail et nos salaires.

Nous appelons lʼensemble des salarié-e-s, dès maintenant, à débattre de leur participation - avec leurs délégué-e-s - à une journée de grève nationale que nous allons tenter élargir au niveau de lʼEurope. Les luttes, usines par usines ou pays par pays, ne sont pas suffisantes. Ce qui se passe aujourdʼhui chez PSA, si nous ne réagissons pas, se déroulera dans dʼautres groupes de lʼautomobile également. Nous ne pouvons accepter de payer les frais dʼun plan de restructuration, où plusieurs milliers dʼentre nous seraient mis à la porte. Quasiment au même moment PSA faisait deux annonces contradictoires :

1. Suppression de 6000 postes en France et en Europe, soit lʼéquivalent de 2 usines.

2. Poursuite des investissements au Brésil pour augmenter sa capacité de production et développer de nouveaux modèles. Les travailleurs ne sont pas en concurrence !

Pour SUD, cette logique de profits sans limites n’est pas acceptable

Seule la grève, coordonnée dans toutes les usines, peut faire changer la situation : Nous allons écrire également dans ce sens à lʼensemble des syndicats pour constituer un « front syndical » contre ce plan possible de suppressions dʼemplois. Les syndicats SUD de PSA, soutenus par leur fédération, mettront tout en œuvre pour faire de cette journée une réussite : rien nʼest perdu, bien au contraire !

Dans lʼimmédiat, rassemblement devant PSA à Paris lors du CCE LE 15 novembre 2011

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