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Speedy. Grève du 14 janvier 2013 : quel bilan et quelles suites ?

lundi 21 janvier 2013, par SUD industrie

Le syndicat Sud-Solidaires Speedy, après la grève du 14 Janvier 2013, vous apporte informations et analyses sur cette journée « historique » : pour la première fois, une grève était lancée au niveau national. Explications des enjeux et des suites du mouvement.

Ce n’est qu’un début

Même si nous n’avons pas de chiffres exacts, nous savons que ce n’était pas une grève majoritaire ni très suivie. S’il faut du temps pour construire un mouvement large et que la communication est rendue difficile dans l’entreprise, nous souhaitons aussi mettre devant leurs responsabilités certains acteurs qui ont tout fait pour casser la grève. Tout d’abord, la direction. Ce n’est pas une surprise, c’est même son rôle. Jusqu’au bout, elle aura bafoué sa neutralité pour faire pression afin qu’il n’y ait pas de grève. Jacques le Foll a même convoqué les syndicats, non pour négocier mais leur faire la morale, comme si nous étions ses enfants ! Deuxièmement, les autres syndicats : avant le mouvement de grève lancé par Sud, nous avons fait le tour des autres syndicats pour construire cette grève dans l’unité syndicale la plus large. Si la Cftc a décliné dès le départ, la Cgt et la Cgc étaient d’accord pour nous rejoindre et nous avons diffusé un tract d’appel en commun. Quelle surprise, après une réunion stérile avec la direction, de voir un communiqué envoyé sur chaque site proclamant l’annulation de la grève ! Bien sûr, la grève n’était pas annulée, mais ces deux syndicats se retiraient. Quel courage ! Mais pour quelles raisons un syndicat refuse d’appeler à la grève alors que rien n’a été gagné pour les salarié-e-s ? Décidément, la Cgt a bien changé : il y a un siècle, elle était révolutionnaire. Aujourd’hui, elle fait le jeu du patronat ! Elle a même écrit la phrase suivante « Un dialogue responsable a repris avec la direction », alors même que cette dernière n’a satisfait aucune revendication. Intolérable pour un syndicat !!!

La direction s’en prend physiquement aux représentants Sud-Solidaires

Lors du rassemblement devant le siège lundi matin, en présence d’un représentant de Solidaires industrie, les grévistes ont souhaité marquer le coup symboliquement : tracts, drapeaux, autocollants, mégaphone, discussions avec les passants, etc. Alors que nous demandions à être reçus collectivement, l’entreprise a refusé. Les revendications, pourtant, n’étaient pas « notre propriété », elles sont partagées par une majorité de salarié-e-s. Qu’importe, la direction avait peur : des vigiles et 4 flics en civil étaient postés à différents endroits. Voilà donc comment Speedy traite les syndicats qui ne leur mangent pas dans la main : vigiles, flics, et lettres de menaces, comme celle adressée à notre délégué Mohammad comme représailles au communiqué dénonçant la comparaison entre les chiens et techniciens, image publiée par Speedy sur une page officielle Facebook. Speedy n’aime pas que l’on dénonce ces pratiques. Et puisque des images valent parfois mieux qu’un long discours, voici une petite vidéo montrant les vigiles empêchant physiquement les représentants du personnel de rentrer dans le bâtiment, alors même que le code du travail permet, y compris lors d’une grève, à tous les délégués de circuler librement :

Avenants 57 et salaires : rien n’est définitif !

La direction n’a donné aucune réponse valable, à part l’engagement d’envoyer le 15 janvier à chaque salarié-e un courrier expliquant sa situation personnelle (salaire fixe, application de l’avenant 57, mais rien de plus). Lors de la réception de ce courrier et selon le choix des salarié-e-s, le syndicat Sud prendra des décisions quant aux actions à mener et soutiendra chaque salarié qui fera valoir ses droits devant les juridictions compétentes : pour nous, pas question de donner priorité à la défense individuelle. C’est avant tout une action collective qui changera les choses. Puisque la direction n’apporte aucune garantie, nous ne pouvons pas dire que tout va bien : la direction protégera toujours ses plus hauts salaires et son chiffre d’affaires plutôt que les intérêts des salarié-e-s. Il n’est jamais trop tard pour mener une bataille, et tout peut encore changer. De l’argent, il y en a dans les poches du patronat. A nous de le prendre ! L’union Syndicale Solidaires industrie continuera d’apporter tout son soutien aux salarié-e-s et représentant-e-s du syndicat dans les luttes qu’ils/elles mèneront dans l’entreprise.

2013 : changeons les choses en ne comptant que sur nous-mêmes

Les élu-e-s ne peuvent agir à la place des salarié-e-s ni participer à des réunions interminables qui ne changent rien. Le but des syndicats n’est pas de « câliner » le grand patron, mais de se battre sans compromis et de défendre les intérêts des salarié-e-s. Au moment où la Cfdt, la Cftc et la Cgc (alliée de la Cgt dans l’entreprise) ont signé au niveau national un accord sur l’emploi qui brise le code du travail, il est temps de relever la tête et lutter. Agir pour ne plus subir ! Rejoignez Sud-solidaires et développons un syndicalisme de lutte dans l’entreprise et l’ensemble du secteur des garages/automobile ! Chez Speedy certes, mais aussi dans l’automobile. Nous profitons de ce tract pour vous appeler à soutenir financièrement la grève des salarié-e-s de PSA qui, comme ceux de Renault et des sous-traitants, se battent ! Contactez votre syndicat SUD directement pour plus d’informations.

Le seul combat perdu d’avance, c’est celui auquel on renonce

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