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Sixième suicide à Peugeot

mardi 17 juillet 2007, par Solidaires industrie

Paris, le 17/07/2007

Nous apprenons qu’un sixième suicide a eu lieu lundi aux usines Peugeot, le cinquième depuis le début de l’année sur le site de Mulhouse. Les drames à répétition chez PSA et chez Renault ne se sont pas arrêtés. Les mesures d’urgence prises par les patrons (cellules anti-stress, numéro d’appel d’urgence, embauche de quelques intérimaires, consignes données à la maîtrise) n’ont pas fait la preuve de leur efficacité.

L’isolement des salarié-e-s, la suppression généralisée des pauses, le stress au travail, les suppressions d’emplois générant des charges de production trop lourdes pour ceux qui restent, la mise en concurrence des salarié-e-s par l’individualisation et l’évaluation pour obtenir de maigres augmentations, sont les causes de cette désespérance pour les salarié-e-s les plus fragiles. Les ouvrier-e-s sont des individus à part entière, qui passent des heures fatigantes dans des conditions difficiles. Nous ne sommes pas uniquement des machines à produire, pour cela il y a des robots. Les salarié-e-s de l’automobile n’accepteront pas sans réagir la déshumanisation de leurs conditions de vie et de travail au nom du sacro saint principe de la productivité maximale et de la concurrence.

Nos camarades de SUD Renault à Guyancourt ont réagi et ont obtenu une expertise indépendante. L’inspection du travail a établi que les récents suicides sur ce site d’ingénierie automobile étaient en lien avec l’intensification et l’organisation du travail (communiqué de SUD Renault ci-joint).

Il n’existe aucune fatalité humaine ou sociale. Face au désespoir, à la dureté de la vie au travail, à la souffrance qu’elle engendre, nous maintenons que la réponse est dans l’action collective et syndicale pour faire céder les patrons, comme l’ont tenté nos camarades de PSA à Aulnay pour obtenir des emplois supplémentaires, des salaires plus élevés, des conditions meilleures pour l’hygiène et la sécurité. Au lieu de cela, les patrons maintiennent la régression actuelle, et se contentent de prendre des mesures d’alerte psychologique, sans réelle efficacité, pour arrêter les drames récents. Nos camarades des syndicats SUD chez Renault, Peugeot, Thomson, SPS/Safran... sont totalement partie-prenante de ces batailles dans des conditions difficiles.

Solidaires Industrie.

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