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Le 11 octobre, en grève !

jeudi 6 octobre 2011, par SUD industrie

Les luttes en cours dans l’industrie contre les suppressions d’emplois (Lafarge, Arcelor Mittal, Fralib..), les baisses de salaires imposées par les directions (Fonderie du Poitou) ou encore l’amélioration des conditions de travail et les augmentations de salaires (Sovab-Renault) sont aujourd’hui nombreuses. Par les méthodes d’actions (grève de la faim, blocage des usines) ces luttes sont hautement symboliques de la résistance de la « classe ouvrière » face aux intérêts du patronat, des actionnaires et de l’état. En Solidarité, plusieurs syndicats SUD de l’industrie proches des luttes en cours, ont organisé des collectes mais également appelé à des débrayages en solidarité. L’Union syndicale Solidaires industrie tient à réaffirmer son soutien complet à tous les salarié-e-s qui luttent, et utilisent des méthodes légitimes !

C’est également dans de nombreuses entreprises et dans la fonction publique que le personnel se mobilise : le 27 septembre l’éducation était en grève, le 6 octobre les retraité-e-s sont dans la rue et le 8 octobre, c’est au tour de chômeurs/ses de manifester. Dans toute l’Europe, les gouvernements annoncent une succession de plans d’austérité, pour répondre aux diktats des institutions financières et aux exigences patronales. En Italie, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Grèce, en Pologne, ... un peu partout, grèves et manifestations se multiplient.

Il faut unir nos forces, coordonner nos luttes !

L’Union syndicale Solidaires n’a pas pu obtenir des autres organisations syndicales un appel national à faire grève et à manifester, mais l’unité a tout de même pu se réaliser dans plusieurs secteurs professionnels et départements. Au niveau de l’industrie, les fédérations des autres organisations syndicales n’ont malheureusement pas mis les moyens pour soutenir les syndicats qui sur le terrain, appellent clairement à la grève. L’Union syndicale Solidaires industrie rappelle que là où c’est possible, nos syndicats travaillent clairement à l’unité syndicale afin d’être plus forts pour défendre les intérêts des salarié-e-s.

L’accroissement de la dette est bien le résultat des cadeaux fiscaux faits aux plus riches, aux entreprises - et en particulier les plus grandes. C’est aussi le résultat de toutes les mesures prises et dues à la « crise financière », dont la population n’est pas responsable. Nous l’avons dit et répété : cette dette n’est pas la nôtre, nous (ne) paierons pas ! De l’argent, il y en a pour renflouer les banques, pour compenser les milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales, fiscales, pour verser des dividendes aux actionnaires et payer les grands patrons de l’industrie plusieurs millions d’euros. Cette situation n’est pas acceptable.

Un autre partage des richesses est la seule réponse alternative légitime, et exige des augmentations générales uniformes dans chaque boîte, un droit effectif à l’emploi par une réduction du temps de travail avec des embauches correspondantes, un droit de veto pour les CE sur les licenciements économiques, le développement des services publics, le salaire minimum à 1900 euros bruts, et la fin des exonérations d’impôts pour les plus riches ! Mais c’est également la socialisation du système bancaire, la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux en articulant impératifs écologiques et garanties sociales pour les salarié-e-s.

Ensemble, imposons la redistribution des richesses !

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