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Journal de l’Union syndicale Solidaires Industrie n°22

lundi 31 janvier 2011, par Solidaires industrie

Sommaire

Protestations 2011

Après le sauvetage des banques par les États, la finance mondiale exige désormais qu’on sauve les États eux-mêmes – pour plusieurs d’entre eux en difficulté suite aux dettes énormes qu’ils ont contractées pour sauver ces banques !

Ce sauvetage, le FMI (avec un président français à sa tête) et l’Union Européenne s’en occupent ! La Grèce, l’Irlande, le Portugal sont concernés pour l’instant. La solution est simple : renflouer les riches, maintenir les profits exorbitants des sociétés du CAC40, ne surtout pas toucher aux bonus tout aussi exorbitants des traders et en contrepartie faire payer les fonctionnaires, les salarié-e-s, les ouvrier-e-s de ces pays. Le « régime minceur » s’étend aussi à la France et la dernière réforme des retraites allait dans ce sens, la prochaine étant la cotisation « dépendance » obligatoire.

Ces régimes de rigueur, d’austérité, ont des conséquences directes également sur les pays les plus pauvres : l’Afrique en général et en particulier Algérie, Égypte, Maroc, Tunisie ... (...)

Drôle de réunion...

Le 6 janvier dernier a eu lieu, à la Bourse du travail de Paris, une rencontre à l’initiative de l’Institut de recherche de la FSU, avec la participation du délégué central CGT du Groupe Renault, du délégué syndical de l’usine du Mans, de représentants des confédération et fédération de la métallurgie CGT. Participait également un universitaire, Yves Clot.

L’intitulé du colloque qui réunissait quelques dizaines de militants (dont un camarade de Solidaires Industrie) et de chercheurs était : « L’industrie automobile : en quoi a-t-elle marqué et continue de marquer le travail ? » (...)

Il neige sur Renault...

Mercredi 8 décembre dernier, les intempéries frappaient Paris et sa région, une couche de neige inhabituelle tombait, entre autres, sur les sites Renault de la région parisienne (Guyancourt, Rueil, Lardy, Cergy-Pontoise, Villeroy). Le ministre de l’intérieur déclarait qu’il n’y avait pas de pagaille ! Et le premier ministre s’en prenait à Météo France ! Ces épisodes sont connus, toute la France a été informée des flocons parisiens...

Au Technocentre, où travaillent 10 000 salarié-e-s, la Direction autorisait dans un premier temps à partir plus tôt, ce qui créait un embouteillage monstre sur le site enneigé, voitures et autocars en travers de la route, techniciens bloqués pendant 6 h dans leur véhicule, impossibilité pour beaucoup de rentrer à leur domicile...

Devant la pagaille la Direction décidait de garder le site ouvert et permettait aux salarié-e-s de passer une nuit au bureau. Ce fut le cas pour 3 000 employé-e-s de Renault à Guyancourt : saucisson, pâté, restauration rapide, couchage comme on peut dans les bureaux, y compris concert de musique organisé par la Direction... une nuit blanche sous tous les angles. Et à propos de couleur, un tract SUD rappelait aux salarié-e-s le souvenir d’une « année blanche », souvenir déplaisant d’une décision d’augmentation nulle en réponse à la crise de 2009 !

Communication, innocence et/ou larbinage (...)

« Déverrouiller les 35 h », qu’ils disent...

Il aura donc suffit qu’un politicien prétendument de gauche mais surtout en mal de médiatisation évoque la question pour que les 35 heures reviennent sur le tapis... (...)

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Journal de l’Union syndicale Solidaires Industrie n°22
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