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Défendre nos retraites, c’est aussi défendre nos salaires et l’emploi !

vendredi 30 août 2013, par Solidaires industrie

Communiqué Solidaires industrie

L’idée serait que « puisque l’on vit plus longtemps, il est normal qu’on cotise plus longtemps ». Affirmer ça, c’est fausser le débat et éluder la vraie question du financement des retraites : le partage des richesses. La France, par notre travail, produit 2,5 plus de richesses qu’il y a 30 ans. Problème, dans la même période, 10% de ces richesses ont été confisquées par les actionnaires et le capital, notamment sur les salaires.

Comment s’étonner qu’il y ait déficit ? Plutôt que d’affronter son « ennemi » de la finance, le gouvernement se couche une fois de plus et exige de nouveaux sacrifices avec un passage notamment à 43 ans de cotisation ! Et ce ne serait qu’un début, puisque le Medef préconise derrière cette réforme une nouvelle hausse de cotisations salariales...

En résumé, « l’effort » serait supporté aux 2/3 par les salarié-es, et au 1/3 par les retraité-es. Et les entreprises ? Rien ! Elles continueraient à bénéficier des exonérations de cotisations sociales et à engranger des dividendes toujours plus hauts.

Ces propositions sont inacceptables pour une majorité de salarié-es ; elles cachent aussi une volonté de destruction du système actuel par répartition au profit d’un futur système par capitalisation qui remplira les poches des sociétés d’épargne et assurera les meilleures retraites aux plus riches. Contrairement à ce qu’on dit, de l’argent il y en a ! La redistribution des richesses, par l’augmentation des salaires est l’une des principales solutions qui permettrait de financer les retraites, mais aussi d’améliorer le système actuel, de réduire la durée de cotisation et de ramener l’âge légal à 60 ans. Embaucher, c’est cotiser ! _ En un mot, la question des retraites et celle des salaires sont indissociables. Il est temps de rappeler que sans notre travail et nos efforts quotidiens, ils ne sont rien, et d’exiger MAINTENANT notre part des richesses. Pour ça, une seule arme : la grève !

- Le départ avec une retraite à 60 ans, à 55 ans pour les salarié-es ayant subi des travaux pénibles et maintien des régimes spéciaux.
- La suppression de la décote qui pénalise les personnes ayant eu des carrières heurtées et particulièrement les femmes.
- L’indexation des pensions sur l’évolution des salaires, afin de maintenir la parité d’évolution des revenus entre actifs et retraité-es, et des salaires pris en compte pour le calcul du montant de la retraite.
- Une retraite qui garantit un taux de remplacement de 75% du salaire pour une carrière complète et le retour aux 10 meilleures années pour les salarié-es du privé et le maintien du calcul sur les 6 derniers mois pour les fonctionnaires.
- 37,5 annuités de cotisations pour avoir une retraite à taux plein, et en premier lieu abandon de la règle adoptée en 2003 qui affecte la plus grande partie de la croissance de l’espérance de vie à l’augmentation de la durée de cotisation.
- La validation (sans rachat) des périodes de chômage, d’étude et de stage dès l’âge de 18 ans.
- Pas de retraite inférieure au SMIC.
- Un plan de rattrapage des salaires des femmes au titre de la réparation des inégalités (comme l’ont fait certaines entreprises), ce qui contribue à augmenter les recettes en cotisations pour les retraites et améliore les futures pensions, avec sanction financière à la clé en cas d’absence de résultats concrets.
- La majoration des taux de cotisation des employeurs pour les emplois à temps partiel, par exemple cotisation sur une base de temps plein.
- Une répartition plus juste des bonifications pour enfants : la bonification de pension de 10% pour 3 enfants accordés aux parents rapporte plus aux pères (qui ont de meilleurs salaires) qu’aux mères : elle devrait être forfaitaire par exemple. Les droits familiaux devraient être harmonisés entre régimes.
- Le remplacement des mesures de type de l’allocation parentale d’éducation par une mesure égalitaire de congé parental, c’est-à-dire destinée à être prise par les 2 parents.
- L’amélioration du taux d’emploi des femmes et diminution du temps partiel imposé ou « choisi faute de mieux » par le développement d’un service public de la petite enfance, et de services d’aide à la perte d’autonomie.

Toutes et tous en grève

le 10 septembre !

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