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Déclaration de rentrée septembre 2012

mardi 25 septembre 2012, par Solidaires industrie

Le conseil syndical de l’Union syndicale Solidaires industrie réuni le 5 septembre 2012 à Paris a pris acte des dernières déclarations du gouvernement, et notamment du Ministère du Redressement productif, qui s’est rendu à l’université d’été du Medef. Au moment où le chômage continue d’augmenter, les entreprises de supprimer des emplois, et que le SMIC est toujours aussi bas, des ministres « socialistes » défilent au rendez-vous annuel de l’organisation patronale. Si pour nous ce n’est ni une surprise ni une déception, il montre clairement que nous n’avons rien à attendre du gouvernement en place.

Au patriotisme économique nous opposons pour unique mot d’ordre la défense des intérêts du salarié-e : il n’y a pas et il n’y aura jamais d’intérêts communs entre les salarié-e-s et le patronat, réunis pour une cause commune imaginaire. Le patronat, trop heureux d’une telle situation, continue de licencier, dans l’industrie comme ailleurs. PSA est le symbole de ce que vivent les salarié-e-s de l’automobile, mais la situation n’est pas mieux ailleurs, et encore moins limitée au « seul » secteur de l’automobile, salarié-e-s des donneurs d’ordre ou de la sous-traitance.

L’action collective est nécessaire, et c’est pour cette raison que nous appelons à nous mobiliser pour PSA le 15 Septembre à Rennes, le 29 Septembre à Aulnay ; pour défendre l’emploi et contre les licenciements le 9 octobre dans toute la France, via un appel à la grève dans tous les secteurs de l’industrie pour faire de cette journée un point d’appui à la construction d’une journée nationale interprofessionnelle, nécessaire pour obtenir satisfaction.

Des droits nouveaux doivent être obtenus par et pour les salarié-e-s. L’Union syndicale Solidaires industrie s’efforcera d’impulser une dynamique, dans l’unité syndicale la plus large possible, afin d’obtenir dans le secteur privé un droit de veto des comités d’entreprise contre les licenciements, mais également la généralisation des CE pour les entreprises de moins de 50 salarié-e-s, via la création de CE inter-entreprises. Si ces revendications nécessitent un rapport de force que nous devons construire à travers le syndicalisme, elles doivent également s’accompagner de la mise en place du « statut du salarié » ou bien encore de la création d’un fonds patronal mutualisé, dans une perspective de transformation de la société.

La rentrée ne sera chaude que si sur le terrain, dans nos entreprises et ailleurs, nous mobilisons le plus largement possible pour exiger un changement de politique du gouvernement, la prise de décisions immédiates en terme d’emplois et de redistribution des richesses. L’Union syndicale Solidaires industrie, aux côtés des autres secteurs professionnels, mettra toutes les conditions en œuvre pour arracher de nouveaux acquis et des mesures urgentes

Le conseil syndical de l’Union syndicale Solidaires industrie,

Paris le 5 septembre 2012

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