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Accusé à tort d’apologie du terrorisme. Clip Rap (Cartel Balistik)

lundi 6 novembre 2017, par SUD industrie

CED- USSI

Le morceau « accusé à tort d’apologie du terrorisme » a été enregistré et mixé au DIG Studio à Paris. Le clip a été tourné à Hénin-Beaumont (pour rappeler aussi à l’extrême-droite que nous sommes partout chez nous !), en présence de syndicalistes de SUD industries 59-62 et de SUD industrie national et d’amis de Karim venu de Douai et de la région « Haut de France ».
Nous tenons à préciser que nous ne comptons pas commercialiser ce morceau, ni faire de monétisation des vues du clip. Nous ne souhaitons pas faire le commerce sur les évènements tragiques de « Charlie Hebdo ». Cette chanson et le clip sont gratuits et ce projet musical n’a été fait que dans le but de rétablir la vérité sur l’injustice terrible dont fut victime Karim, rien d’autre.

Karim notre délégué syndical SUD a été accusé à tort « d’apologie du terrorisme » par la direction de Bombardier (constructeur de trains) à Crespin. En instrumentalisant un contexte politique tragique, la direction de cette grande entreprise a voulu se débarrasser du secrétaire de CHSCT de l’époque, sous le coup d’une procédure de licenciement en 2015. Le CE, qui avait voté majoritairement contre (5 voix des élus Sud contre et 3 pour , dont l’élu CGT, CFE-CGC et CFDT). Nous tenons à préciser qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre ces 3 syndicalistes et leurs organisations syndicales : mais ces élus ont joué un rôle d’assistant de la direction dans une opération de répression anti-syndicale.
L’inspection du travail a refusé ce licenciement, sans qu’il n’y ait de recours ou appel de cette décision par la direction, et Karim est toujours présent dans l’entreprise.

L’inspection du travail avait conclu dans son enquête que Karim n’avait jamais « justifié ni approuvé les actes terroriste » mais qu’il avait juste émis une opinion lors d’une discussion entre collègues pour refuser l’amalgame entre son origine, sa religion supposée et des courants intégristes totalitaires. La direction de son site qui a choisi de fermer les yeux sur l’amalgame et le racisme d’une petite minorité de collègues avec qui karim avait eu une « altercation » et qui ont eu « des propos racistes » et notamment mettant en doute sa nationalité ». C’est d’ailleurs ce qu’avait conclu l’enquête de l’inspection du travail, sans aucune réaction de sa direction. Pourquoi le racisme n’est pas condamné par ces responsables ?

Karim est de nationalité Française et l’arrière-petit-fils d’un décoré de la légion d’honneur qui a fait la résistance.

Un employeur a-t-il le droit de tout dans notre pays, alors que le gouvernement actuel rajoute encore une couche avec des ordonnances qui vont contre le code du travail et la protection des salarié(e)s contre de telle agissement ?

Car la quasi-totalité des médias à l’époque ont repris le discours de l’entreprise en diffamant gravement l’action syndicale de SUD-Solidaires industrie mais aussi et surtout en diffamant publiquement Karim. Il s’est retrouvé dans une tempête médiatique injuste et injustifiée, sans que ces organes de presse n’assument leurs responsabilités sur les propos qu’ils ont publié, alors que l’innocence fut prouvée. Il est d’autant plus regrettable que tous les médias ont été contactés par courrier recommandée. Il n’y a rien de pire que quand l’innocence est connue et confirmée, de refuser d’effectuer tout correctif et de laisser des articles diffamatoires toujours en ligne qui attaquent la dignité d’une personne. Nous n’avons pas eu d’autre solution, que d’exercer cette liberté d’expression à travers l’art de Karim et le HIP HOP, avec le soutien des camarades de SUD industrie 59-62 et de SUD industrie national. Puisque les médias nous censurent.

Le financement de ce projet a été assuré par le Cercle d’Entraide & de Développement de l’Union syndicale SUD-Industrie. Tous les dons sont les bienvenus, car notre syndicat a engagé les recours juridiques nécessaires dans cette affaire.
Ces dons peuvent être adressés au CED-USSI, 10 avenue Rachel, 75018 Paris ou par contact mail : ced ussi.fr

A travers ce projet nous prouvons que chez Sud Solidaires industrie « un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre nous tous ».

Contact presse ou autres : accuseatort ussi.fr

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