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Renault. 6000 suppressions d’emplois pour atteindre une marge de 6%

lundi 29 septembre 2008, par Solidaires industrie

Nos hauts dirigeants passent à l’action. Le plan de « départs volontaires » constituait une partie du discours de la direction, l’autre partie se compose aujourd’hui par des avis de chômage partiel à travers toutes les usines françaises. Les sites de DOUAI, SANDOUVILLE, MAUBEUGE, FLINS ou BATILLY vont connaître des dizaines et des dizaines de jours non travaillés et les salariés d’importantes pertes financières si aucune solution n’est trouvée avec en plus l’inquiétude pour leur avenir.

Le chômage partiel sur Sandouville a mis le feu aux poudres. Avec le salaire maintenu seulement à 66% pendant des dizaines de jours, ce chômage va provoquer des ravages financiers et moraux chez les salariés en plus de l’incertitude sur l’avenir...

Annoncer simultanément des bénéfices et des suppressions d’emploi, souffler le froid et le chaud : l’équipe du « Renault Contrat 2009 » n’est pas à une contradiction près. La crise de confiance a éclaté et la réponse des salariés n’a pas tardé.

Pour former la riposte aux attaques sociales du samouraï Carlos GHOSN, des débrayages sont apparus sur certains sites y compris dans les ingénieries et les centres d’essais de Lardy ou d’Aubevoye. Si aucun établissement n’échappera aux suppressions d’emploi, car il est évident que les départs volontaires ne seront nombreux, les dégâts seront considérables pour les usines, fragilisant d’autant l’appareil industriel de RENAULT.

Dès le début des déclarations, les femmes et les hommes de RENAULT ont dénoncé les règles d’éthique et de responsabilité de Carlos GHOSN. Personne n’est convaincu que ces départs volontaires sont la vraie réponse face à l’avenir. Ils constituent davantage l’opportunité créée par le contexte récessif, pour commencer le dégraissage et éviter de réviser les objectifs de marge promis au premier client de l’entreprise : l’actionnaire.

SUD Renault s’interroge sur la complicité de l’Etat Français qui, en plus d’être actionnaire principal à hauteur de 15% du capital, devrait regagner toutes ses prérogatives pour exiger le retrait de ce plan de suppressions d’emploi au lieu d’accompagner la destruction programmée du secteur automobile français. S’il souhaite livrer des leçons de morale économique, le président de la République Mr SARKOZY a certainement aussi un auditoire chez RENAULT.

Communiqué SUD RENAULT DOUAI

le 25 septembre 2008

Contact SUD RENAULT DOUAI : 06 74 11 52 36

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Communiqué Sud Renault Douai 25/9/2008
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